Les grévistes de la sûreté aéroportuaire ont repris le travail, mais la bataille n’est pas terminée. Pendant 11 jours leurs revendications « 200 € d’augmentation tout de suite et l’amélioration des conditions de travail ! » - ont retenti dans tout le pays. La grève lancée simultanément dans plusieurs entreprises a motivé la majorité des agents de sûreté à se joindre à la lutte. Ils ont obtenu le doublement de la prime de performance individuelle (PPI) avec comme minimum garanti 500 €, l’augmentation de la prime de panier de 1,60 € et un droit à transfert des contrats de travail en cas de perte de marché, non plus de 85 % mais de 100 % des salariés concernés.
Les acquis obtenus ne sont pas négligeables. Cependant, la CGT considère que le rapport de force créé par les grévistes était tel qu’ils étaient en position de pouvoir obtenir davantage. Mais alors que l’assemblée générale des grévistes se prononçait pour la poursuite du mouvement, la CFTC, FO, l’UNSA et la CFDT ont signé un accord mettant fin au conflit. La CGT considère qu’aucun accord ne doit être signé sans l’avis majoritaire des grévistes !
Sarkozy et son gouvernement ont de leur côté tout fait pour casser ce mouvement en accusant les grévistes de prendre en otage les passagers, en les remplaçant à Roissy par les forces de l’ordre et en menaçant d’une loi pour restreindre le droit de grève. Il a une nouvelle fois montré qu’il sert les intérêts du patronat.
Cette grève a mis en lumière le rôle parasitaire des entreprises privées de sûreté, qui se nourrissent de la taxe d’aéroport et du travail des salariés. Tant qu’elles détiendront les marchés de la sûreté aéroportuaire, elles n’y rechercheront que leur profit, au détriment des salariés et du service public. C’est pourquoi, pour la CGT, il faut réintégrer les agents de sûreté sous statut public et montrer la porte de sortie aux entreprises privées ! Sans cela, même les acquis obtenus par cette grève seront tôt ou tard remis en cause.
Il en est de même de tous les autres secteurs. Les capitalistes défendent leurs intérêts individuels au détriment de l’intérêt collectif. Si une entreprise n’est plus assez rentable pour eux, ils la ferment, quoi qu’il en coûte aux salariés, comme ils l’ont fait à Roissy ces derniers mois pour AIRELLE, NET ECLAIR, VIGIMARK. Les privatisations d’Air France et d’ADP se sont traduites par une détérioration des conditions de salaires et de travail pour tous : suppressions de poste et gel des salaires chez les donneurs d’ordre, attaques permanentes chez les sous- traitants.
Dans chaque entreprise, la crise économique annonce un durcis- sement des attaques du patronat : précarité, licenciements, blocage des salaires, casse des acquis, dégra- dation des conditions de travail sont à l’ordre du jour. Pour s’y opposer, il faut, partout, passer à l’offensive ! A Roissy, la CGT, forte de plus de 5 000 adhérents, cherche à construire les conditions d’une lutte interpro- fessionnelle pour frapper tous ensemble, en même temps.
Comme l’a montré la grève des agents de sûreté, notre force c’est notre nombre. Nous produisons toutes les richesses. Sans nous pas un avion ne décolle - pas de profit pour le patronat ! Les salariés ont les moyens d’imposer leurs revendications par l’extension des grèves au plus grand nombre de salariés.
REJOIGNEZ LA CGT !
STATUT PUBLIC DES AGENTS DE SURETE !.
ARRET DE LA SOUS-TRAITANCE, REINTEGRATION CHEZ LES DONNEURS D’ORDRE !.
AMELIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL !.
AUGMENTATION DE SALAIRES !.
ARRET DE LA PRECARITE !.