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A l’appel des syndicats CGT, CFTC et UNSA cinq cents agents de la sûreté de la société ICTS ont fait grève et manifesté vendredi 6 avril sur les terminaux de l’aérogare 2 de Roissy.
Au cours des négociations qui s’étaient tenues les 3 et 4 avril avec les organisations syndicales, la direction n’avait rien voulu céder sur les revendications déposées par les salariés.
Jacques Lebrot, le sous-préfet de Roissy avait reçu, à sa demande, les organisations syndicales le 5 avril pour tenter de désamorcer la mobilisation des salariés d’ICTS. Cette ultime tentative du représentant de l’Etat de venir au secours de la direction d’ICTS sera un échec.
C’est à 4 heures du matin, aux premières prises de poste qu’a débuté la grève. Celle-ci ne cessera de s’élargir au cours de la journée.
Les grévistes, très motivés, dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, l’insuffisance des effectifs, le bas niveau de leurs salaires. Ils exigent une augmentation de 300 € nets par mois, des horaires cyclés, une amélioration des conditions de travail, une pause-repas payée de 45 minutes, le paiement du trajet entre le poste de travail et le parking voiture...
Alors que le nombre de passagers est en constante progression, ils doivent exercer leur mission de service public à effectif constant et dans une plus grande précarité (recours aux contrat en CDD ou a l’intérim).
Déterminés à obtenir de véritables avancées sociales pour leur profession, les agents de sûreté d’ICTS vont persévérer dans leur mobilisation. Ils envisagent, dans les semaines qui viennent, de nouvelles journées d’action avec l’ensemble des salariés des entreprises de sûreté.