Imprimez
La pétition pour l’emploi initiée par la CGT et diffu- sée sur nos plateformes depuis le 02 juillet a déjà recueilli des centaines de signatures.
Beaucoup d’agents partagent le constat de la situa- tion catastrophique de l’emploi dans notre entreprise et s’inquiètent des conséquences tant en termes d’évolutions professionnelles que de conditions de travail.
La multiplication des appels à volontariats pour ac- cueillir les usagers devient un mode opératoire pour la direction qui profite de ces appels pour « réquisitionner » les agents selon ses besoins.
Actuellement, à CDGE beaucoup de personnels ad- ministratifs sont placés en position d’agents d’ac- cueil ; peu importe leur avis et peu importe leur tra- vail, il le feront plus tard, c’est-à-dire le soir ou le week-end.
Personne n’est à l’abri de cette politique puisque le sous-effectif concerne l’ensemble des directions et des services et demain la même situation se repro- duira ailleurs.
Alors même que nous interpellions la direction, que le tract et la pétition circulaient qu’a-t-elle osé faire ?
Lancer un autre appel à volontaire.
Certainement, puisque la direction vient de lancer un appel pour que tous les agents en horaires adminis- tratifs d’ADP se portent volontaires sur… CDG !
Comment interpréter ces messages ?
Comme une nouvelle provocation. De la même manière que sont traitées les revendi- cations et les attentes des salariés. C’est-à-dire par- dessus la jambe.
Ne nous rendons pas complice de la destruction des emplois nécessaires à nos activités
Comment ne pas voir dans la pagaille actuelle qui règne sur CDG un manque cruel d’anticipation et surtout un manque de moyens. Comment la direction peut elle ignorer la pression qui règne sur les salariés.
Les agressions sur les agents commerciaux, les demandes inconsidérées et ne respectant pas les métiers et fonctions de chaque agent, la ma- nipulation et l’utilisation abusive des cadres, les congés refusés, les temps partiels supprimés, les temps de repas qui sautent… la liste est longue et une page ne suffirait pas à contenir l’ensemble des débordements et des mauvaises conditions de travail.
La direction avait encore le temps de réagir et de recruter des personnels pour renforcer l’accueil dans les aérogares ainsi que dans les parcs.
Cela aurait soulagé les équipes, permis de passer l’été avec la possibilité de prendre plus facilement des congés. Permis aussi de laisser aux personnels d’exercer leur vrai métier dans le respect de leur fonction.
La direction ne laisse aucun répit et après la saison d’été elle aura vite oublié les efforts déployés, une fois encore par les agents, et la course aux objectifs continuera son impitoyable route jusqu’à l’hiver où s’il neige il faudra à nouveau des volontaires pour accueillir les passagers.
Il y en a ras le bol d’être pris pour des numéros et des pions que l’on place au bon vouloir des direc- teurs. Ras le bol que l’on ne respecte pas nos mé- tiers, nos compétences, nos envies profession- nelles. Ras le bol que l’on ne respecte pas notre vie privée.
Aéroports de Paris est une entreprise qui a les moyens de recruter. La direction doit faire d’autres choix, c’est inévitable.
DEBRAYAGE LE 13 JUILLET 2012