« En Seine-Saint-Denis aussi, des solutions dignes et humaines sont possibles ! » La CGT 93 repart à l’attaque dans l’affaire OSP, en demandant un rendez-vous au préfet, Jean-François Cordet. Le syndicat défend depuis plusieurs mois une dizaine d’anciens vigiles sans-papiers de cette entreprise de sécurité, aujourd’hui sur la voie d’une liquidation judiciaire. Le patron de la société les avait licenciés cet été, en leur reprochant d’avoir présenté de fausses cartes de séjour. Mais les sans-papiers affirment que leur employeur était parfaitement au courant de leur situation lorsqu’il les a embauchés. Onze d’entre eux ont depuis porté l’affaire devant les prud’hommes de Bobigny, avec le soutien des cégétistes. L’affaire doit être jugée sur le fond le 15 décembre prochain. En interpellant le préfet du 93, la CGT s’inspire du cas de l’entreprise Modeluxe, située à Chilly-Mazarin. Le préfet de l’Essonne vient en effet
d’annoncer le réexamen des dossiers de dix-huit sans-papiers
licenciés par cette blanchisserie. La CGT espère donc que le
représentant de l’Etat en Seine-Saint-Denis saura s’inspirer de cet
exemple.