Imprimez
1962. San Quentin, la plus vieille prison de Californie, dans la baie de San Francisco. Tous les samedis soirs, au cours d’un spectacle organisé par le directeur de la prison, des musiciens de jazz qui ont été incarcérés pour usage ou trafic de drogue, cambriolage ou agression à main armée s’y produisent. Ils jouent pour leurs codétenus, à l’ombre de la chambre à gaz où sont exécutés les condamnés à mort. Parmi eux, quelques-uns des grands nom du jazz (Art Pepper, Dupree Bolton ou Frank Morgan).
Attention livre passionnant ! il nous est présenté comme un document, mais se dévore comme un polar. D’ailleurs, il peut s’y mener des enquêtes, comme celle dans laquelle s’est investi Pierre briançon, ex-rédacteur en chef de Libération et ancien correspondant aux Etats-Unis, pour retrouver la piste du saxophoniste Earl Anderza dont la seule trace discographique (un album de 1963, entre deux séjours en prison) est une fulgurance miraculeuse.
San Quentin, institution tristement célèbre : la plus ancienne prison de Californie, avec la seule chambre à gaz de l’Etat... Pas jojo. Mais aussi un haut lieu de la création musicale ! C’est là qu’on séjourné Art Pepper, Franck Morgan, Dupree Bolton, Earl Anderza, donc et tant d’autres...
Imaginez sur scène un Big-Band de repris de justice de tout poil, devant un parterre de notables venus comme tous les samedis soir voir de plus près comment ça se passe en prison.
Imaginez Dizzy Gillespie, Ben Webster et autres stars monter sur cette même scène, s’y faire accompagner par les musiciens du cru. Ces tableaux ont existé au début des années 1960.
Editions Grasset