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Plan contre les nuisances sonores des aéroports : les associations de défense des riverains assez sceptiques


mercredi 5 décembre 2007 - Réagir Imprimez
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Un avion au décollage à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Les mesures du nouveau plan du gouvernement contre les nuisances sonores des aéroports, prévoyant que d’ici à 2011, les avions devront voler 300 mètres plus haut à l’approche de l’Île-de-France et descendre de manière continue vers les aéroports franciliens, laissaient mardi les associations de défense des riverains plutôt sceptiques, voire très critiques.

Pour l’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), ce plan « va dans le bon sens mais ce sont des mesurettes », a estimé son vice-président, Patrick Kruissel. « On va gagner six décibels pour ceux qui habitent au-delà des 20km » de l’aéroport, car ce relèvement de l’altitude « prend effet à 20km du seuil des pistes et n’a aucun effet entre 0 et 20km ».

Relever est « une chose qu’on demande depuis des années » mais « pour diminuer le bruit près des habitations, il faudrait diminuer l’angle d’atterrissage », a expliqué M. Kruissel à l’Associated Press. Et « ce qui gêne le plus les riverains, ce sont les vols de nuit » qui « continuent à augmenter ».

Le Comité des victimes du bruit et de la pollution juge quant à lui que « le gouvernement peut aller plus loin », réclamant dans un communiqué une « généralisation des mesures à tous les aéroports de France », mais aussi « des propositions pour tous les aéronefs » comme les hélicoptères.

De plus, « il faut tout simplement interdire les vols de nuit comme c’est le cas en principe à Orly », préconise le Comité. Quant aux aides à l’insonorisation, « les besoins seraient d’un milliard d’euros, selon l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA). Or, pour obtenir rapidement cette somme, il faudrait taxer, par exemple, de 15 euros le billet d’avion sur une année ».

Plus critique, l’Union française contre les nuisances aériennes (UFCNA) note que « l’augmentation du nombre d’avions entre 2009/2010 rendra cette mesure impossible » à appliquer. Selon le responsable de l’UFCNA pour Orly, Daniel Lacambre, le relèvement de l’altitude de 300 mètres « n’est pas gérable » en l’état actuel de l’espace aérien francilien, « avec deux aéroports qui sont gérés sans survol de Paris, en plus du Bourget ».

Quant à l’atterrissage en continu, il est « possible quand il n’y a pas de problème de capacité » de l’avion, a analysé M. Lacambre, interrogé par l’AP. « Un gros porteur descend à la même vitesse mais ce n’est pas automatique, car il va remettre les gaz » à un moment ou un autre, pour freiner parce qu’il a un avion devant lui à 40 secondes, a-t-il avancé à titre d’exemple.

« C’est idéal mais, dans la pratique, les notions de sécurité et de capacité s’opposent à celle de l’environnement », a-t-il ajouté, jugeant les aides aux riverains insuffisantes. « Il faudrait un euro par passager, soit 75 millions d’euros pour la seule Ile-de-France, ce qui permettrait à peine d’indemniser les riverains ».

Enfin, le président du Forum contre les nuisances aériennes Claude Carsac a observé sur France-2 qu’« au rythme actuel du financement, il faudrait 50 ans pour indemniser les gens qui y ont droit, c’est complètement inacceptable ».



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