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Airparif mesure les niveaux de dioxyde d’azote sur et aux abords de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle


samedi 22 décembre 2007 - Réagir Imprimez

Cinq ans après la première campagne de mesure sur ce même territoire, la nouvelle campagne de mesures sur et aux abords de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle permettra notamment à Airparif d’actualiser la carte des niveaux annuels en dioxyde d’azote.

Dans le cadre de ses missions de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, Airparif a organisé deux campagnes de mesures autour de la problématique aéroportuaire visant à cartographier la pollution atmosphérique sur les secteurs limitrophes à ces infrastructures ainsi qu’à évaluer l’impact de ces activités sur la qualité de l’air avoisinant, et différencier les impacts dus au trafic routier et aérien, aux activités de l’aéroport ainsi qu’à l’agglomération parisienne.

La première de ces campagnes s’était déroulée aux abords des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget et ses résultats avaient été diffusés en février 2004. Pour le dioxyde d’azote, l’étude avait conclu qu’il existait même dans les zones rurales à la périphérie de la plate-forme de Roissy un risque non négligeable de dépassement de l’objectif de qualité annuel de 40 µg/mètre cube, jusqu’à une distance de quelques kilomètres, lorsque les vents dominants placent ces zones sous le panache des polluants émis par l’aéroport.

En revanche, l’impact du Bourget, aéroport dédié à l’aviation d’affaires dont le nombre de mouvements aériens est dix fois plus faible que Roissy, s’était avéré impossible à identifier clairement en raison de l’imbrication de l’aéroport au sein même de l’agglomération parisienne et d’un réseau routier local très dense.

Les résultats de la deuxième campagne de mesure de la qualité de l’air menée dans un rayon de 5 km autour de la plate-forme aéroportuaire d’Orly avaient quant à eux été publiés par Airparif, en octobre 2004. Ils soulignaient que la pollution émise par l’aéroport représentait l’équivalent de la moitié des oxydes d’azote du premier axe routier d’Île-de-France : le boulevard périphérique parisien.

Aujourd’hui, l’association lance une nouvelle campagne de mesure afin de mesurer les niveaux de dioxyde d’azote sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et à ses alentours. Ce sont environ 120 sites de mesure sur 23 communes [1] qui vont être mis en place entre le 20 décembre 2007 et le 14 février 2008 (soit 4 séries de mesure de 14 jours chacune), précise Airparif dans un communiqué. Le dioxyde d’azote, principalement émis par les moteurs (véhicules et avions) et, dans une moindre mesure, par le chauffage et par l’industrie, est mesuré au moyen de tubes de prélèvement qui permettent de piéger chimiquement le polluant. Une analyse en laboratoire permet ensuite de déterminer la concentration moyenne sur la durée d’utilisation. Ces tubes ont l’avantage de pouvoir être installés facilement et en grand nombre sur une zone donnée pour étudier la dispersion de la pollution, souligne Airparif. Afin de suivre en temps réel l’évolution des niveaux de pollution, ces mesures s’ajoutent à des relevés par analyseurs automatiques (identiques au réseau permanent de stations de mesure d’Airparif) installés dans des laboratoires mobiles au plus près de la plate-forme. Trois communes sont concernées : Épiais-Les-Louvres au Nord, Le Mesnil-Amelot au Nord-est et Tremblay-en-France au Sud.

Dans le cadre d’un proche accord avec Aéroports de Paris (ADP) des points de mesure supplémentaires seront installés dans le périmètre de l’aéroport afin d’y déterminer les niveaux de qualité de l’air. Cette étude financée par la Drass (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales) et ADP, couvrira de ce fait une zone de 250 km2 comprenant l’aéroport.

Rappelons que récemment la secrétaire d’état à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait demandé qu’Airparif, la RATP, la SNCF et Aéroports de paris se rapprochent afin que les résultats de la qualité de l’air dans le métro, le RER ou les aéroports parisiens puissent être rendus plus facilement accessibles au public.

Cinq ans après la première campagne de mesure sur ce même territoire, cette nouvelle campagne permettra à Airparif actualiser la carte des niveaux annuels en dioxyde d’azote. Elle permettra en outre de cartographier la pollution aux abords des aéroports, nécessaire aux études d’impact sanitaire du trafic aérien programmées dans le cadre du Plan régional santé environnement d’Île-de-France (PRSE). C’est également une zone mise en avant par le Plan de protection de l’atmosphère (PPA) pour laquelle les prévisions effectuées dans le cadre de ce plan par Airparif montrent un dépassement de l’objectif de qualité fixé par la réglementation et une persistance de ce niveau de pollution en 2010 (date à laquelle cet objectif deviendra obligatoire à respecter). L’étude permettra de vérifier et d’actualiser ces prévisions par des mesures sur le terrain. Les résultats seront disponibles à partir de la fin de l’été 2008.


Notes

[1Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis, les communes de Compans, Gonesse, Gressy, Le Mesnil-Amelot, Le Thillay, Louvres, Mitry-Mory, Moussy-le-neuf, Moussy-le-vieux, Roissy-en-France, Saint-Mard, Thieux, Tremblay-en-France, Villeneuve-sous-Dammartin, Villeparisis, Villepinte, Villeron, Mauregard, Chennevières-Les-Louvres, Épiais-Les-Louvres, Goussainville, Nantouillet et Saint-Mesmes.


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