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Accueil 8 mars Assemblée débat sur l’égalité entre les femmes et les hommes


Relaxe pour une jeune femme qui avait tenté d’empêcher une expulsion sur un vol Paris-Bamako


samedi 1er mars 2008 - Réagir Imprimez

Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé, vendredi 29 février, une Française âgée de 30 ans, Khadija Touré, qui s’était opposée à la reconduite à la frontière d’un Malien, en novembre 2006 à Roissy.

Lors de l’audience, le 15 février, le procureur de la République avait requis trois mois de prison avec sursis contre Khadija Touré, accusée d’« entrave à la circulation d’un aéronef », un délit passible de cinq ans de prison et d’une amende de 18 000 euros, selon l’article 282-1 du code de l’aviation civile. « J’ai agi humainement, je ne vois pas ce qu’on peut me reprocher », avait expliqué la jeune femme. « Elle a eu un comportement humain de compassion, de résistance citoyenne" qui est "à l’honneur de notre pays », avait estimé son avocate, Me Irène Terrel.

Le 29 novembre 2006, alors qu’elle embarquait pour le Mali, Mme Touré avait été alertée à l’aéroport par des militants contre les expulsions de la présence à bord du vol d’un étranger en situation irrégulière expulsé. Une fois embarquée dans l’appareil, elle avait demandé à plusieurs reprises à parler au commandant de bord, qui avait menacé de la débarquer. Le sans-papiers avait finalement renoncé à s’opposer à son expulsion et la passagère s’était rassise. Mais elle avait été interpellée à son retour en France.

DES INCIDENTS COURANTS

En avril 2007, deux passagers d’un autre vol Paris-Bamako d’Air France, un Malien et une Française, avaient eux aussi été poursuivis pour « délit de solidarité », selon l’expression utilisée par les militants de RESF pour qualifier ces poursuites. Leur révolte avait fait échouer l’expulsion de deux sans-papiers. Accusés de « provocation à la rébellion », ils avaient été relaxés par le même tribunal de Bobigny, en septembre 2007.

Au sein du personnel navigant d’Air France, le malaise est grand. Les élus du comité central d’entreprise ont adopté, le 10 juillet, une motion demandant aux actionnaires de « se prononcer pour l’arrêt des expulsions ».



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