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Nuisances aériennes : l’Etat rappelé à l’ordre


lundi 14 avril 2008 - Réagir Imprimez

L’Etat est à la traîne pour indemniser les riverains de Roissy et d’Orly. Voilà ce qui ressort d’un rapport rendu demain à Nicolas Sarkozy.

Triste constatpour les quelque 2,5 millions de Franciliens victimes de nuisances aériennes : les coups de gueule du gendarme du ciel se suivent et se ressemblent. L’Acnusa, l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, se montre à nouveau très sévère dans son dernier rapport d’activités 2007 qui sera rendu demain au président de la République. Elle pointe une nouvelle fois la défaillance du système d’aide à l’insonorisation.

Pour les antibruit en lutte contre les nuisances aéroportuaires, l’année 2007 s’annonçait pourtant plutôt bien. Tout d’abord avec un Grenelle de l’environnement où ils pouvaient enfin prendre la parole. Le comité était dirigé par Nathalie Kosciuzko-Morizet, une secrétaire d’Etat très mobilisée sur la question, alors qu’elle était simple députée de l’Essonne.

Des compensations pour les populations sinistrées

Puis, il y a eu cette annonce de la ministre en décembre dernier : la taxe permettant l’insonorisation des logements sera doublée pour récolter près de 64 millions d’euros et traiter 7 000 logements par an. Une mesure bien trop insuffisante, selon l’Acnusa.

« Il est peu probable que les recettes escomptées suffisent à traiter, dans un délai convenable, les quelque 110 000 logements éligibles en France. » L’autorité propose de taxer les compagnies aériennes de 1 € par passager et par tonne de fret. Elle réclame aussi la révision d’une procédure d’aide à l’insonorisation trop « longue et complexe » qui décourage trop de riverains. « A Orly par exemple, 1 500 dossiers sont en attente de financement, alors que 32 950 logements pourraient prétendre à cette aide. »

Autre source de protestation : l’absence d’études scientifiques sérieuses et complètes sur l’impact du bruit sur la santé. L’Acnusa réclame que les crédits promis par l’Etat - 1 million d’euros, dont 250 000 € en 2008 - soient rapidement débloqués pour lancer l’étude Debats [1]. Une étude épidémiologique censée être menée, entre 2008 et 2013, auprès des riverains des grands aéroports français.

Dans son rapport, l’Acnusa réclame enfin des compensations pour les populations sinistrées. Concrètement, elle propose que l’Etat et les intercommunalités mettent en place « un partage équilibré des avantages et des inconvénients entre les communes concernées ». Parmi les pistes évoquées : la répartition des zones d’activités, le développement des transports pour faciliter l’accès aux emplois des plates-formes ou le rachat de logements.

Notes

[1Etude « Discussion sur les effets du bruit des aéronefs touchant la santé ».


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