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Les riverains de Roissy demandent la parole


vendredi 9 janvier 2009 - Réagir Imprimez

Les élus des communes proches de l’aéroport Charles-de-Gaulle veulent participer au projet élyséen d’une charte de développement durable.

Les villes riveraines d’un aéroport international ont-elles leur mot à dire sur son avenir ? C’est la question posée par l’association Ville & Aéroport [1] qui regroupe les élus concernés par les problèmes des aéroports français. Celui de Roissy-Charles-de-Gaulle est à ce point urgent à régler qu’un rapport parlementaire parlait de « situation explosive »... en 2003 ! Le président de la République, élu en 2007, s’en est rapidement inquiété pour commander un rapport, un de plus, au président du Conseil économique, social et environnemental de la République, Jacques Dermagne. Lequel a rendu sa copie en décembre avec un plan de 35 propositions « pour un développement durable de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle » préfigurant ce que serait une charte de développement durable, sur lesquelles l’association Ville & Aéroport a exprimé son point de vue la semaine dernière à Paris. Bilan de l’analyse selon le président, Jean-Pierre Blazy, député et maire de Gonesse (Val-d’Oise) : bien, peut mieux faire. L’association note « un déséquilibre certain entre les propositions du volet environnemental qui né font que reprendre des mesures déjà existantes et dont l’impact réel s’est avéré limité, notamment sur la question des vols de nuit, et celles du volet économique et social ».

L’association demande un couvre-feu entre 0 heure et 5 heures

Ville & Aéroport revendique une réduction immédiate du nombre de mouvements entre 22 heures et 6 heures, un plafonnement global des trafics passager et fret exprimé sur la base du nombre de mouvements comme à Orly [2], la réouverture du dossier du troisième aéroport. Mais comme le fait remarquer Christian Nahon, vice-président de la communauté d’agglomération Plaine de France, une grande entreprise de fret comme Fedex « n’ira pas à Vatry » dans la Marne, plate-forme un moment évoquée pour recevoir une partie du trafic fret de Roissy. Le volet environnemental est lui aussi dépourvu d’ambition. Insonoriser en cinq ans les 50 000 logements concernés dans le plan de gêne sonore (PGS) de Roissy est irréalisable, dit Christian Nahon. Au rythme actuel d’avancement des dossiers, il faudrait vingt ans pour mener à bien le chantier. L’association demande d’ailleurs un couvre-feu immédiat entre 0 heure et 5 heures. Le bien-être des riverains, normalement protégés par les plans de gêne sonore et d’exposition au bruit (PEB), mérite mieux qu’un vague espoir de diminution des bruits à la source des moteurs d’avion.

Un autre péril est à venir. Celui de la paupérisation accélérée de populations de communes considérablement gênées par les différents plans PGS et PEB pour équiper leur territoire d’équipements publics. Alors que se profile à l’horizon la grande ambition de Nicolas Sarkozy et de son secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale, qui ont inscrit sur leurs tablettes deux grandes opérations d’intérêt national, le plateau de Saclay et Plaine-de-France, entre Roissy et Saint-Denis. Les élus de Ville & Aéroport ont avoué l’absence totale de dialogue avec Christian Blanc sur ce dernier dossier. Ils sont, comme tout le monde dans l’attente de ses premières propositions qu’il doit rendre publiques vers la fin janvier. S’inspireront-elles du rapport Dermagne ? À vrai dire personne ne le sait. C’est pourquoi les élus des communes riveraines de Roissy ont décidé de lancer une vaste consultation jusqu’au printemps pour rédiger un projet de charte après concertation avec tous les acteurs du territoire concerné par l’aéroport. Une charte bis en quelque sorte, avec pour objectif d’apporter une contribution approfondie au débat sur l’avenir de Roissy. Reste l’inconnue : y aura-t-il un débat ? Car, dit Jean-Pierre Blazy, « on a bien compris que tout part de l’Élysée ».

Notes

[1L’association Ville & Aéroport a pour objet notamment de promouvoir le développement durable autour des aéroports, d’améliorer la qualité de vie des populations soumises aux nuisances aéroportuaires, et de favoriser une juste répartition des retombées économiques générées par l’activité aéroportuaire. Elle regroupe les élus de 5 conseils généraux, une communauté d’agglomération, cinq communauté de communes et les élus des communes riveraines de 13 aéroports français.

[2Le nombre de mouvements d’avions à Roissy et Orly devrait doubler à l’horizon 2020-2025


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