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SERVAIR (Groupe Air France KLM), une nouvelle fois, condamnée


Pour sa politique anti-syndicale, contre les militants CGT

mercredi 11 mars 2009 - Réagir Imprimez

Air France KLM, communique auprès des crédules, avec une « charte sociale et éthique », s’engageant à respecter les droits fondamentaux des salariés de la compagnie, dans ses filiales, et même des sous traitants. La réalité est bien plus crue que les belles phrases sur papier glacé. La répression brutale envers les salariés des filiales, du groupe Air France, qui revendiquent leurs droits, bat son plein, sur l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

La Cour d’Appel de Paris, saisie en référé, vient de condamner, une fois de plus, Servair (la plus grosse filiale d’Air France – 8.000 salariés) pour avoir licencié, en novembre 2007, un salarié syndiqué CGT, à la suite de ses participations à des grèves.

Le salarié, accumulait depuis plusieurs années les punitions, pour ses participations aux grèves : avertissements, rappels à l’ordre, convocations à des entretiens en AR, pour des grèves que la direction qualifiait de « mouvements illicites ». En novembre 2007, les salariés de Servair 2, avec la CGT, engagent un mouvement de grève pour les salaires, les qualifications, le respect des droits syndicaux, et faire cesser le harcèlement. Christophe s’y associe. La direction organise une provocation, en lançant une troisième procédure de licenciement contre un délégué CGT. Et la grève s’étend à tout l’établissement, de Servair 2, perturbant le chargement des vols, pendant plusieurs jours.

Furieuse, de la solidarité des travailleurs, la direction Servair adresse alors plus de 50 lettres recommandées, de convocation pour sanction ou licenciement aux grévistes, sans oser préciser le motif. Pour Christophe, la direction lui notifie une lettre de licenciement pour faute grave, sans préavis et sans indemnité (malgré 14 ans d’ancienneté) - Histoire de montrer à tous les travailleurs, comment SERVAIR traite les grévistes … avec la brutalité et l’arrogance patronale. Et pour étouffer la grève, en plus des courriers illégaux, la direction recrute massivement des intérimaires pour contrecarrer la grève. Après 4 jours de grève, la direction se vante ensuite d’avoir mis en échec la grève « d’une minorité », qui « détruit » le travail de tous.

Aujourd’hui, plus d’un an après, le camarade vient d’obtenir la reconnaissance par la Cour d’Appel de Paris, que son licenciement était discriminatoire et en lien avec ses participations aux grèves et son activité syndicale dans l’entreprise. Les Juges d’Appel ont annulé le licenciement, ordonné sa réintégration sous astreinte de 300 € par jour, et ordonné le paiement de 40.000 € au titre des salaires non payés depuis le licenciement, en novembre 2007.

Servair soigne son image de patron hostile à la CGT en collectionnant les condamnations :

-  En septembre 2007, la Cour de cassation a condamné l’expulsion musclée des locaux syndicaux, par un commando de vigiles recrutés pour l’opération.
-  En février 2008, la Cour d’Appel de Paris a condamné une première fois, Servair, pour ses pratiques de sanctions pécuniaires sur les salaires, à l’encontre des grévistes. La direction organise un système de retenues de salaire des jours de grève, majorée par rapport au salaire gagné d’une journée de travail.
-  En mai 2008, la Cour d’Appel confirme un jugement des prud’hommes qui avait déjà condamné à réintégrer un militant CGT, Sidi, de la filiale Aérosur (qui travaille en sous-traitance dans Servair), licencié pour avoir été témoin des actes d’intimidation du commando de la direction, contre le militant CGT Manuel Goncalves, qui protégeait le local syndical et le matériel.
-  En juillet 2008, c’est encore le sous-traitant Aérosur (qui vient d’être cédé par Air France) qui se voit ordonner par le TGI de Bobigny, sous astreinte de 6.000 € par jour, de réintégrer les grévistes de la journée d’action nationale du 17 juin 2008, sur le site de Servair.
-  En novembre 2008, La Cour d’Appel confirme deux jugements des Prud’hommes, et condamne Servair pour discrimination syndicale, et entrave à l’exercice du mandat syndical de Manuel Goncalves.
-  Et en mars 2009, la Cour d’Appel vient d’accrocher 10 condamnations supplémentaires pour retenues majorées des heures de grève, puisque SERVAIR poursuit ses méthodes, malgré les décisions judiciaires.

Aujourd’hui, la Cour d’Appel met en lumière un nouvel épisode de la politique anti syndicale du patronat à Roissy. Les patrons jouent avec les prétextes pour se débarrasser des travailleurs combatifs, espérant ainsi intimider le reste des travailleurs.

La défense des droits syndicaux, pour garantir les libertés publiques

Les travailleurs de Roissy, l’Union Locale CGT ont régulièrement dénoncé les atteintes aux libertés syndicales, et le manque de réaction de la justice pénale à l’encontre du patronat délinquant. Cette accumulation d’affaires en est une nouvelle preuve. Alors il faut que la lutte des travailleurs continue pour le respect des libertés syndicales, la liberté de s’exprimer, de revendiquer, et le droit de travailler dignement.

Mais, à peine une affaire est rétablie, qu’une nouvelle attaque contre la CGT, se déclenche, puisque le sous traitant de Servair et d’Air France, AEROSUR, vient de licencier une candidate CGT aux prud’hommes, Zina, sans même demander l’autorisation à l’Inspection du Travail. Après trois demandes refusées auprès de l’Inspecteur du Travail et du Ministère des Transports (toutes constatant le lien discriminatoire entre les demandes de licenciement et l’exercice du mandat syndical), le patron d’Aerosur, a décidé de s’en passer, et d’envoyer une lettre de licenciement, garnie de timbres humoristiques sélectionnés – histoire de montrer que la situation le fait rire !

Le 19 mars, journée nationale de grève et de manifestation, doit aussi être l’occasion pour les travailleurs de Roissy, de faire remballer la morgue à des patrons qui se rêvent déjà en aristocrates de retour.


PDF - 1.8 Mo
Arrêt de la Cour d’Appel - licenciement discriminatoire chez Servair

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