Imprimez
Les personnels navigants commerciaux (PNC) de la compagnie polynésienne AIR TAHITI NUI sont en grève depuis le mardi 7 août. Des dizaines de vols sont annulés. Ils revendiquent notamment une augmentation des salaires (rétablissement de la prime de 13ème mois qui a été supprimée) et la défense de leurs conditions de travail menacées par un projet de baisse des effectifs en cabine (9 PNC au lieu de 10 actuellement). Les salariés ont déjà subi un plan de départs volontaires cette année. Des négociations sont en cours avec la direction de la compagnie, qui est la propriété de l’ancien président de Polynésie, Gaston Flosse, grand capitaliste de l’archipel, corrompu notoire.
Les salariés d’AIR FRANCE à Strasbourg sont de leur côté en grève depuis le vendredi 10 août, contre le projet de la direction de la compagnie de supprimer purement et simplement la liaison aérienne Strasbourg-Roissy CDG. La compagnie est engagée, comme on le sait, dans un vaste plan d’austérité dénommé "Transform 2015", et qui comprend des milliers de suppressions de poste, la casse de tous les accords d’entreprise, le gel des salaires, la dégradation des conditions de travail, des externalisations d’activités vers la sous-traitances, etc. Dans le cadre de ce plan d’austérité, la direction a jugé la liaison pas assez rentable.
Les pilotes d’EASYJET ont eux déposé un préavis de grève pour la mi-août. ils revendiquent des augmentations de salaire au-delà du taux de l’inflation, ce que la direction refuse... Alors même qu’elle est parvenue à imposer cette année une flexibilisation accrue des plannings de travail.
Revendication de hausse des salaires aussi pour les PNC LUFTHANSA qui ont déposé un préavis de grève. Ils revendiquent également une amélioration des conditions de travail et s’opposent à la précarisation des contrats de travail par recours à l’intérim chez les navigants. Le mouvement s’annonce massivement suivi. Les salariés ont voté la grève à 97,5%.
Chez ces 4 compagnies, les salariés font face à l’austérité. Comme partout ailleurs, le secteur aérien est frappé par les conséquences de la crise économique. La baisse du pouvoir d’achat de la masse de la population signifie moins de billets d’avion vendus. Pour diminuer le prix des billets et donc accroître les ventes, les compagnies aériennes sont engagées dans un profond mouvement de baisse des coûts. Mais en s’orientant vers l’économie "low cost", les capitalistes de l’aérien commencent à rencontrer la résistance des salariés ! Les mois et les années à venir annoncent déjà une explosion sociale sans équivalent dans notre histoire récente.