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Souleymane Bagayoko et les sans-papiers licenciés d’OSP : les prud’hommes rendront leur décision en décembre


jeudi 19 octobre 2006 - Réagir Imprimez
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BOBIGNY, HIER APRES-MIDI. Plusieurs dizaines de personnes ont
manifesté devant le conseil des Prud’hommes pour soutenir les
anciens salariés sans papiers de la société de sécurité OSP. (LP/G.B.)

« Nous ne sommes pas dangereux, nous sommes en danger ! » Un slogan repris en chœur hier après-midi devant les prud’hommes de Bobigny. Plusieurs dizaines de personnes s’y étaient rassemblées pour marquer leur soutien aux employés licenciés par l’entreprise de sécurité OSP, située aux Pavillons-sous-bois.

« Le patron connaissait notre situation »

Ces sans-papiers, défendus par la CGT, accusent leur ancien patron d’avoir pendant des années exploité des employés dont il connaissait parfaitement la situation irrégulière.

« Quand j’ai été embauché en 2003, il venait déjà de virer 15 personnes parce qu’elles avaient présenté de fausses cartes de séjour. Il connaissait notre situation », expliquait hier S., qui a travaillé pendant trois ans avant d’être licencié en juillet. M., père de famille, évoquait les heures supplémentaires payées 7 €, qu’il n’osait pas refuser : « J’avais toujours peur que mon travail s’arrête à la fin du mois. »

Hier, en audience de conciliation, l’avocate Fatima Aït Abbas Rezzoug devait défendre 11 dossiers, dont celui de Souleymane Bagayoko. Ce Malien a été expulsé en août dernier, laissant en France sa femme et sa fille aujourd’hui âgée de 11 mois. Fait exceptionnel : le président de séance a finalement décidé que l’affaire serait jugée sur le fond le 15 décembre prochain, lors d’une audience supplémentaire. Habituellement, le délai entre la conciliation et le jugement est d’un an. Le conseil des prud’hommes semble avoir pris en compte la situation précaire des anciens d’OSP, licenciés.

A quelques mètres de là, le patron de la société se présentait devant le tribunal de commerce. Un administrateur a été nommé pour la liquidation judiciaire d’OSP, qui emploie toujours une centaine de personnes.


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