Navigation

Union locale CGT de Roissy CDG
Union Locale CGT
de Roissy-CDG

Tél: 01.48.62.10.28
Fax : 01.48.62.37.25
6, route des anniversaires
Bât. 7595 - Zone Technique
95701 ROISSY-CDG
contact@ulcgtroissy.fr


Accueil Après le boulot... Cinoche, téloche, médias


Ado d’ailleurs (téloche)


dimanche 22 octobre 2006 - Réagir Imprimez


Documentaire
Ado d’ailleurs, de Didier Gros
La vie en face
France, 2005
Arte, Jeudi 26 octobre, 22h30

Avec un été et une rentrée marqués par la mobilisation contre les expulsions d’élèves étrangers, le nouveau film de Didier Gros retentit en pleine actualité. Yassine, le héros d’Ado d’ailleurs, est l’un de ces nombreux jeunes qui rêvent de régulariser leur situation en France.

Il a 17 ans. Il est orphelin. Il est entré en France clandestinement au terme d’un périple dangereux, « un voyage où l’on joue sa vie », dit-il. Confié à la tutelle de l’association France Terre d’asile, il a entrepris des démarches pour obtenir le statut de réfugié politique. Ce film, retenu dans la sélection française au festival Cinéma du réel 2006, suit le jeune homme et témoigne d’un parcours unique, qui se fond parmi ceux de milliers d’autres demandeurs d’asile. Sans commentaires ni voix off, le documentaire est entièrement à l’écoute du jeune homme, de ses souvenirs, de sa façon poétique de raconter rêves et symboles, de ses rires quand il fréquente l’école. Son auteur, Didier Gros, a souvent démontré sa sensibilité aux univers en marge (Un ticket de bains-douches, sur les exclus) et à l’adolescence (Elle est moi, sur des jumelles).

« Certains font des rêves qui ne se réalisent pas. Moi, mes rêves se réalisent. Ils ne mentent pas. » Yassine vient d’une culture où l’on prend les songes au sérieux. Avant de quitter son pays, un rêve l’a averti qu’il survivrait au voyage. En France depuis sept mois, il commence à douter, puisque ses mots ont perdu leurs racines. « Si je parle, les arbres s’arrachent. Si j’écris, les stylos se cassent. »

Le jeune homme dont les parents sont morts loge seul à l’hôtel des Familles, à Paris. Il soigne son allure, apprend le français et lit en persan les vers d’Omar Khayyâm. Il suit des cours pour élèves étrangers au collège Jacques-Décours, auprès de sa professeure, Véronique Saugier, beau personnage ferme et généreux. Là, il se lie avec des adolescents du Kosovo, de Tchétchénie ou de Roumanie et quitte, quelques heures par jour, sa solitude. Quand une élève coréenne passe son examen de piano au conservatoire, toute la classe l’accompagne. La caméra s’attarde sur les visages de ces adolescents perturbés qui, pour quelques instants, sont absorbés par la beauté de cette musique étrangère.

Mais la France est un « pays de papiers », une société dont Yassin ne comprend pas les règles, où il ne compte pour personne : « Un réfugié, lâche son ami kosovar, personne ne le regarde. »


Vous aussi, réagissez à cet article


bouton radio modere priori

Votre commentaire est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Votre commentaire

Titre de l'article

Votre pseudo :

Votre adresse e-mail:

Texte de votre message :



Autres articles sur le même sujet :