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Roissy à l’écoute des décibels


lundi 30 octobre 2006 - Réagir Imprimez

L’enjeu urbanistique est énorme pour cinq départements. La préfecture de région lance aujourd’hui l’enquête publique sur la révision du plan d’exposition au bruit de l’aéroport de Roissy, dont les nuisances s’étendent sur 127 communes en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise, Oise et Yvelines. Le précédent document de ce type datait de 1989 et ne concernait que 54 communes. La préfecture doit définir quels seront les niveaux de bruit d’ici à 2025, en prenant en compte les éventuelles ouvertures de pistes et la hausse du trafic. Elle estime que le nombre de passagers augmentera en moyenne de 3 % par an, mais n’envisage pas que le nombre de mouvements d’avions augmente en conséquence. « Les compagnies devront combiner l’exploitation d’appareils de plus grande capacité et de meilleurs coefficients de remplissage », prévient le rapport. Les villes concernées par ce plan subiront des restrictions d’urbanisation.

Selon les résultats, des zones deviendront interdites à la construction de logements individuels (zones A et B), et d’autres ne pourront pas être densifiés (zone C). « On pourra reconstruire dans les secteurs de rénovation urbaine, mais sans augmenter la population », prévient Christian Leyrit, préfet du Val-d’Oise, qui précise qu’« il n’y aura aucun impact sur les constructions existantes ». La zone C correspondrait au périmètre défini en 2004 par le plan de gêne sonore sur les foyers pouvant bénéficier d’une indemnisation pour bruit. En zone D, les nouvelles constructions devront prendre des mesures d’isolation renforcées. Les habitants des communes concernées sont invités à faire part de leurs expériences et de leurs revendications durant tout le processus d’enquête publique, dans les préfectures, les sous-préfectures et les mairies, jusqu’au 8 décembre.

Des avis défavorables aux préconisations du préfet

Beaucoup d’avis émis sur la révision du plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aéroport de Roissy étaient défavorables. Pour des raisons parfois opposées. L’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) reproche à la préfecture de n’avoir pas retenu les seuils de bruit les plus protecteurs pour les habitants. « Il y avait d’autres choix possibles. Nous regrettons que la préfecture ait opté pour une projection de 680 000 mouvements d’avions par ans en 2025. Nous en avions préconisé 750 000, ce qui est plus prudent », estime Fanny Giraud, de l’Acnusa.

A l’inverse, de nombreux maires des communes concernées ont, eux, demandé des indices plus tolérants, craignant pour l’avenir urbanistique de leur ville. « Nous avons eu une majorité d’avis défavorables de leur part. Pourtant, nos perspectives sont plutôt modérées », plaide Christian Leyrit, préfet du Val-d’Oise, qui coordonne l’enquête publique. « Ce sont des mesures de prévention, et beaucoup de communes sont forcément hostiles, car elles seront soumises à des restrictions de construction », ajoute-t-il. Il promet que certaines variables pourront toutefois être ajustées en fonction des conclusions de l’enquête publique, qui seront rendues l’année prochaine. « C’est pour ça qu’il faut qu’il y ait un débat », conclut le préfet.


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