Navigation

Union locale CGT de Roissy CDG
Union Locale CGT
de Roissy-CDG

Tél: 01.48.62.10.28
Fax : 01.48.62.37.25
6, route des anniversaires
Bât. 7595 - Zone Technique
95701 ROISSY-CDG
contact@ulcgtroissy.fr


Accueil 8 mars Assemblée débat sur l’égalité entre les femmes et les hommes


Les désirs de FedEx font peur


samedi 3 février 2007 - Réagir Imprimez

Adressée au PDG américain de FedEx, la petite invitation du Premier ministre, Dominique de Villepin, a réveillé les inquiétudes des riverains de l’aéroport de Roissy. Lundi dernier, Frederick W. Smith, le patron de la société de transport express (dont le hub européen est installé sur la plate-forme Charles-de-Gaulle) a participé au conseil stratégique pour l’attractivité de la France. A cette occasion, il a notamment indiqué être « préoccupé par la nécessité de lever certains obstacles actuels inhérents au marché hexagonal, parmi lesquels les restrictions opérationnelles à Roissy-CDG ».

Cette remarque, qui vise le plafonnement des mouvements aériens entre minuit et 5 heures, a mis le feu aux poudres. Jean-Pierre Blazy, le député-maire PS de Gonesse, a réagi mercredi d’autant plus vivement que la campagne électorale est bien avancée sur sa circonscription. « Clairement, Frederick Smith demande plus de vols de nuit tout en prônant le transport en TGV du fret, au sein de l’association Roissy Carex, résume-t-il. Mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas à la fois demander des trains et aussi plus d’avions. Car le recours au rail doit être envisagé pour remplacer les liaisons aériennes et leurs nuisances. Sinon, il s’agirait d’un marché de dupes pour les riverains. »

Les propos de Jean-Pierre Blazy prennent une tournure politique puisqu’ils ciblent également le président de l’association Roissy Carex, qui n’est autre que Yanick Paternotte, maire UMP de Sannois et adversaire déclaré du député PS sortant sur la circonscription de Gonesse. Pour aller au bout de son proverbe sur le beurre et l’argent du beurre, Jean-Pierre Blazy compare son rival à un « porteur de bidons de lait » et estime qu’il est le « promoteur de FedEx ».

Mercredi, les représentants sur Roissy de la société de fret express souhaitaient calmer le jeu ou plutôt ne pas rentrer dans le jeu. « Ce n’est que pure imagination et interprétation », expliquait FedEx, concernant les craintes de voir remettre en cause le plafonnement des vols entre minuit et 5 heures. « Il n’en est pas question », ajoute l’entreprise qui reconnaît cependant qu’elle devra trouver des solutions pour faire face à la croissance de son activité - entre 13 et 16 % prévue en 2007 - sur la plate-forme Charles-de-Gaulle. Deux cents recrutements y sont d’ailleurs programmés cette année. Pour pouvoir absorber à moyen terme ce boom économique, plusieurs pistes
se dessinent, allant de l’avancement d’un certain nombre de vols en début de soirée à l’augmentation de la capacité des avions, en passant par le transport ferroviaire à grande vitesse.



Vous aussi, réagissez à cet article


bouton radio modere priori

Votre commentaire est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Votre commentaire

Titre de l'article

Votre pseudo :

Votre adresse e-mail:

Texte de votre message :



Autres articles sur le même sujet :