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Les avions polluent plus


vendredi 18 mai 2007 - Réagir Imprimez
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Selon les associations, les 2 300 avions qui décollent quotidiennement des trois aéroports parisiens produisent la même quantité de dioxydes d’azote que 2 300 000 voitures Diesel parcourant chacune 25 km.

C’est un rapport très discrètement mis en ligne par Aéroports de Paris sur son site Internet qui sème désormais l’inquiétude aux abords des aéroports parisiens. Selon ce document extirpé par des associations, la pollution atmosphérique s’est accentuée sur les plates-formes aéroportuaires franciliennes ces dernières années. Et les chiffres venant des techniciens d’ADP eux-mêmes sont éloquents.

Ils montrent qu’entre 2003 et 2004, après une décrue consécutive au 11 septembre, les émissions de polluants ont à nouveau augmenté, à l’exception de la production d’hydrocarbures à Orly qui baisse. Ce rapport donne un écho inquiétant au discours du professeur Dominique Belpomme. Le 10 mai, ce cancérologue parisien a participé à Othis à une réunion publique sur les nuisances aériennes. Ce cancérologue parisien a alerté les riverains de Roissy et du Bourget sur les risques sanitaires. Certes, les chiffres du rapport d’ADP datent de 2004, mais ils viennent confirmer ce que beaucoup de riverains, d’élus et d’associations redoutaient. Cette année-là, ADP rappelle que le nombre de mouvements d’avions a augmenté de 2 % à Roissy par rapport à l’année précédente. Les hausses constatées d’émissions d’hydrocarbures et de monoxyde de carbone sont quasi similaires : 1,7 %. Mais les rejets d’oxydes d’azote ont progressé de 3,6 %. A Orly aussi, les concentrations en dioxyde d’azote (NOX) ont suivi l’évolution du trafic aérien (+ 7 %). « On savait que les deux évoluaient simultanément, note Daniel Lacambre, de l’Union française contre les nuisances aériennes (Ufcna). Mais là, ADP est pris en flagrant délit de mensonge. Car, dans le même temps, alors qu’ils participaient à l’élaboration du plan de protection de l’atmosphère (PPA) en Ile-de-France, ils assuraient que sur les trois aéroports franciliens, ils ne produiraient pas plus de 6 900 t de NOX par an. Au train où vont les choses, ce sera impossible à respecter. »

L’impact sur la santé mal mesuré

Chaque jour, selon les associations, les 2 300 avions qui décollent d’Orly, de Roissy et du Bourget produisent la même quantité de NOX que 2 300 000 voitures Diesel parcourant chacune 25 km. Autant dire que les inquiétudes vont croissant quant à l’impact de ces émanations sur la santé humaine. « En France, nous ne disposons d’aucune étude fiable », tempête Dominique Belpomme. A tel point que deux communes riveraines de Roissy, Taverny et Othis (Seine-et-Marne), menacent de poursuivre l’Etat s’il n’entame pas rapidement une campagne de mesures. Othis estime que l’étude sanitaire lancée par l’Etat aux abords de Roissy et du Bourget n’apportera pas de réponses avant plusieurs années. « Le gaz carbonique et les dioxydes d’azote ont surtout des conséquences sur l’effet de serre, note Dominique Belpomme. En revanche, pour la santé humaine, ce sont les poussières en suspension et les hydrocarbures qui sont les plus nocifs, entraînant des inflammations pulmonaires, des maladies cardio-vasculaires et des cancers. »

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Le rapport d’ADP

- Cliquez au centre sur la flèche pour lancer la lecture de la vidéo.



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