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La grand-mère malade et sans-papiers avait refusé d’être expulsée


vendredi 20 juillet 2007 - Réagir Imprimez
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BOBIGNY, HIER. Thérèse Kopia (ici avec sa petite-fille Dalila) avait été arrêté dans des conditions jugées « brutales et inhumaines » par le Mrap, RESF et la CGT.

Thérèse Kopia, une grand-mère centrafricaine de 68 ans, sans papiers et malade, comparaissait, jeudi 19 juillet, devant le tribunal de grande instance de Bobigny pour refus d’embarquer sur un vol en direction de Bangui (République centrafricaine). Des militants de RESF, du Mrap, de la CGT et d’associations de défense des étrangers étaient présents pour dénoncer ce qu’ils qualifient unanimement de « logique du chiffre en matière d’immigration ».

« Cette affaire révèle l’inhumanité de la politique de notre pays envers les sans-papiers et la criminalisation qui est faite de ces derniers », a regretté, après l’audience, Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP).

« INCOHÉRENT »

Avec une attestation d’accueil de trois mois établie par sa fille, Mme Kopia est arrivée en France en octobre 2003. Face à la dégradation de son état de santé, elle déposait, en 2004, une demande de titre de séjour auprès de la préfecture d’Eure- et-Loir, avançant comme motif son diabète et son asthme, dont les soins l’obligeaient à être suivie régulièrement par des médecins. Mais, sa demande était rejetée en mars 2007 par le préfet, justifiant sa décision par le fait que Mme Kopia pouvait être soignée en République centrafricaine et qu’elle ne saurait être régularisée à ce titre, ni à celui de ses attaches familiales.

« Incohérent ! » a répondu Me Emmanuel Itouan, avocat de la prévenue, à l’audience. « Madame Kopia a six filles en France, possédant toutes la nationalité, ou un titre de séjour, et 19 petits-enfants tous français. Sa vie est ici. »

Le 19 juin, n’ayant pas respecté l’obligation de quitter la France dans un délai d’un mois, Mme Kopia a été arrêtée au domicile de sa fille, à Mainvilliers (Eure-et-Loir), alors qu’elle se trouvait dans son bain. Elle n’a pas même eu le temps de prendre ses médicaments avec elle, et a été placée en rétention au commissariat de Chartres.

Le lendemain de son arrestation, Thérèse Kopia a été emmenée à l’aéroport de Roissy pour être embarquée sur un vol Air France à destination de la République centrafricaine. Mais devant la solidarité spontanée des passagers et son refus de quitter le territoire, Thérèse Kopia n’est pas partie et a été placée en garde à vue à Roissy le 20 juin. Lors de sa rétention, un médecin indiquait que son état de santé n’était compatible avec sa garde à vue que sous réserve de traitement médicamenteux. Une demande qui, selon les proches de la prévenue, ne sera pas suivie d’effets.

Relâchée le 22 juin, elle comparaît libre à son procès. A la barre, Mme Kopia a tenu à rappeler, par la voix de son interprète, que « retourner en Centrafrique, c’est aller à la mort. Mon avenir est auprès de mes enfants et de mes petits-enfants, tous installés en France ». Le parquet a pourtant requis une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis et une interdiction de résider sur le territoire français. Jugement le 6 septembre.



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