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Expulsion : la Cimade dénonce les « effets dévastateurs » de la politique du chiffre


vendredi 5 octobre 2007 - Réagir Imprimez

La Cimade, seule association à intervenir dans les centres de rétention administrative, a dénoncé dans son rapport 2006 rendu public jeudi les « dévastateurs » de la politique mise en place par le gouvernement qui transforme « progressivement ces lieux en camps » pour étrangers.

« La rétention a glissé peu à peu vers une logique d’internement, transformant progressivement ces lieux en camps », peut-on lire en préambule de ce rapport.
Le secrétaire général de la Cimade, Laurent Giovannoni, s’est inquiété lors d’une conférence de presse à Paris de « l’industrialisation » de la rétention qui conduit à des « pratiques détestables » : interpellation aux alentours des écoles, dans les préfectures ou « rafles » dans des quartiers cernés par la police...

La Cimade, pourtant service œcuménique d’entraide, n’y va pas par quatre chemins pour critiquer l’objectif de 25.000 expulsions d’étrangers en situation irrégulière fixé par Nicolas Sarkozy pour l’année 2007.

« Cette politique tue. Elle crée un climat d’insécurité permanente et de terreur pour les sans-papiers », a déclaré M. Giovannoni en faisant allusion au drame d’Amiens où un enfant s’est grièvement blessé en chutant d’un balcon en voulant échapper à l’interpellation de sa famille.

« C’est une logique ethniquement inacceptable dès lors qu’il s’agit d’expulser des personnes, et dans le fond une logique absurde : faire du chiffre, toujours plus de chiffre, pour les donner en pâture à l’opinion », écrivent les auteurs de ce rapport.
Entre 2002 et 2006, la capacité d’accueil des centres de rétention administrative a doublé, passant de 786 places fin 2002 à plus de 1.500 en 2006. Le nombre de personnes retenues dans ces lieux (vingt centres de rétention et trois lieux de rétention) est passé de 28.220 en 2003 à 31.232 en 2006.

La Cimade s’inquiète du développement des lieux de rétention où l’exercice effectif des droits des personnes retenues ne « sont pas entourés des mêmes garanties » qu’en centres de rétention.

L’une des conséquences de cette « politique du chiffre », note la Cimade, est que l’enfermement des familles et des enfants, « loin d’être exceptionnel, tend à devenir la règle ».

Même si deux circulaires prises en 2005 et 2006 par le ministère de l’Intérieur -l’une enjoignant de ne pas expulser les parents d’enfants scolarisés, l’autre prévoyant, sous certains critères, la régularisation de parents scolarisés- ont eu pour effet de réduire le nombre de familles expulsées.

Un mineur ne pouvant faire l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière, il ne devrait pas être placé en centre de rétention. Pourtant en 2006, note la Cimade, 97 familles, comptant 201 enfants, ont transité dans ces centres, principalement celui de Lyon (181).

Et la Cimade de citer l’exemple d’une fillette de 4 ans qui a passé 32 jours en rétention à Toulouse avec son père et sa grand-mère, mais sans sa mère, absente du domicile lors de l’arrestation. Tous trois, malgré de nombreuses interventions, seront expulsés.



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