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Les sans-papiers chinois sortent de l’ombre


dimanche 7 octobre 2007 - Réagir Imprimez
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La très discrète communauté chinoise s’est rassemblée hier pour la première fois à Paris. Plus de 600 personnes ont ainsi rendu hommage à Chunlan Liu, décédée le mois dernier après s’être défenestrée.

La très discrète communauté chinoise s’est rassemblée hier pour la première fois à Paris. Plus de 600 personnes ont ainsi rendu hommage à Chunlan Liu, décédée le mois dernier après s’être défenestrée.

Ils sont venus avec la peur au ventre souvent, mais une envie aussi, plus forte, de rendre hommage à leur compatriote sans papiers décédée le 21 septembre dernier. Hier après-midi la communauté chinoise est sortie de l’ombre pour une marche silencieuse, très digne, en mémoire de Chunlan Liu qui s’était défenestrée en entendant la police arriver à son domicile. Les fonctionnaires venaient remettre une convocation à un de ses colocataires. Elle-même en situation irrégulière, Chunlan Liu était prête à tout pour éviter l’arrestation.

Tout de noir vêtus, ils se sont rassemblés en début d’après-midi place de la Bastille (IV e ) pour traverser Paris et rejoindre le 41, boulevard de la Villette (X e ), où la Chinoise de 52 ans habitait. La veille au soir encore, le succès du rassemblement était loin d’être assuré. La communauté chinoise n’aime pas faire parler d’elle et préfère souvent rester terrée et silencieuse mais un ultime appel lancé par les associations aux sorties des métros a convaincu les plus réticents.

« Obligés de vivre comme des rats »

Hier après-midi, ils se sont donc retrouvés à près de 600 devant l’Opéra Bastille. Satisfaits et presque soulagés de pouvoir témoigner de leur quotidien oppressant. Dans les rangs des manifestants, très peu connaissaient Chunlan Liu. Mais son angoisse permanente du contrôle de police, ils sont très nombreux à la vivre au quotidien. « Le mot d’ordre entre nous c’est : Ne sors pas ! Il vaut mieux rester chez soi plutôt que de risquer de tomber sur la police », explique Chen Lin-Liang un jeune Chinois d’une vingtaine d’années. Jin-Yan, elle, a définitivement renoncé à travailler pour ne pas risquer d’être embarquée. Avec son petit Anthony d’un an et demi, elle reste dans le studio familial toute la journée pendant que son mari travaille dans un atelier de confection. Pour faire les courses, la jeune femme interroge le voisinage. « Si l’un d’entre nous repère des policiers dans le quartier, on se prévient tous par téléphone », raconte-t-elle derrière un sourire de façade. « La pression est extrêmement forte, insiste Jiean Fei, un Asiatique arrivé en France il y a dix ans. Les sans-papiers sont obligés de vivre comme des rats, en rasant les murs pour ne pas se faire remarquer. Aujourd’hui nous sommes aussi venus pour exprimer notre colère par rapport à la nouvelle politique d’immigration de la France. Les sans-papiers chinois vivent déjà dans la misère, discrètement. Pourquoi s’en prendre à eux comme ça ? Ils ne vont voler ses richesses à la France ! » s’ insurge ce chinois d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qui a décroché ses papiers il y a quatre ans.



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