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Trous d’air dans le Grenelle de l’environnement


mercredi 10 octobre 2007 - Réagir Imprimez

Plusieurs collectifs d’associations dénoncent l’omission du transport aérien dans le grand raout du président. L’avion est pourtant un grand pollueur.

Le transport aérien est-il le sujet tabou du Grenelle de l’environnement ? C’est l’opinion d’un collectif d’associations de riverains de l’aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy, de professionnels de la santé, d’écologistes et de citoyens qui ont participé aux groupes de travail préparatoires et en sont ressortis très déçus. Pascal Machuron, le président de l’Advocnar (Association de défense contre les nuisances aériennes), a estimé « scandaleux » le fait que la pollution engendrée par le trafic aérien n’ait pas été prise en compte : « Si rien n’est fait pour freiner la tendance actuelle de son développement, on court à la catastrophe », a-t-il déclaré. Les associations de Roissy-Charles-de-Gaulle-Le Bourget ont donc déposé une contribution au Grenelle de l’environnement. La croissance de Roissy-CDG est en effet encouragée par les pouvoirs publics, Aéroports de Paris et les compagnies aériennes, Air France en premier. Selon les collectifs, si l’Île-de-France est en train de gagner la course effrénée avec les grandes régions européennes, c’est parce qu’un des atouts « est indéniablement le moindre cas fait en France aux populations victimes de nuisances ».

Le Dr Jean-Pierre Enjalbert, responsable du Collectif santé contre les nuisances aériennes (CSNA), dénonce la relative indifférence des responsables face aux conséquences sanitaires d’un trafic aérien en perpétuelle croissance, en particulier la nuit. Le bruit qui engendre stress, hypertension ainsi que la pollution atmosphérique, responsable, selon toutes les études (essentiellement étrangères), de nombreuses affections des enfants et des personnes fragiles, sont équivalents aux troubles connus près des routes à grande circulation. Les émissions de Roissy-CDG sont supérieures de 30 % à celles du boulevard périphérique, selon une étude récente d’Airparif, une des premières réalisées en Île-de-France. Les émissions de CO2 des avions pourraient tripler d’ici à 2015 alors que le transport aérien échappe à toute contrainte : il est exclu du protocole de Kyoto pour plusieurs années, il bénéficie d’une détaxation du kérosène et de taxes réduites, de 5,5 %, sur les billets d’avion. Les responsables des associations sont également unanimes à dénoncer la concentration du trafic nocturne à Roissy-CDG, qui occupe la première place en Europe.

Les associations proposent le « desserrement » de Roissy-CDG (utilisation des aéroports de province pour éviter les correspondances inutiles à Paris, valorisation des TGV au lieu de l’avion...), une augmentation de l’emport des avions, la suppression des vols de nuit, le transfert du fret à Vatry (Marne)... « Nous ne faisons pas de procès d’intention sur le Grenelle de l’environnement, mais nous disons attention : s’il n’en sort pas de mesures concrètes, nous serons les premiers à crier au Munich de l’environnement », a conclu le Dr Jean-Pierre Enjalbert.



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