Courrier du Secrétaire général de la CGT à la Centrale des travailleurs de Cuba suite au décès de Fidel Castro



jeudi 1er décembre 2016

Montreuil, le 28 novembre 2016

Chers Camarades,

En ce moment de deuil national cubain en mémoire de Fidel Castro, je tiens au nom de la CGT à vous exprimer mes très sincères condoléances.

Fidel Castro aura marqué le 20ème siècle. Avec ses compagnons de combat, il a libéré le peuple cubain d’un dictateur, d’un régime soumis et corrompu soutenu par les Etats Unis. Cette libération n’a jamais été admise par les dirigeants américains qui ont tenté en vain de mettre au pas votre révolution par la force, avec la tentative de débarquement dans la baie des cochons. Ce fut par la suite de multiples tentatives d’assassinat organisées par la CIA contre la personne de FIDEL.

Dans un contexte où votre peuple subit un blocus alimentaire et économique unilatéral et inacceptable trop rarement dénoncé en Europe, le peuple cubain et ses dirigeants ont maintenu le cap des idéaux de la révolution.

Ainsi, Cuba s’est développé notamment en matière d’éducation et de santé. Malgré les difficultés, votre pays demeure ainsi une référence sociale et souvent un point d’appui pour beaucoup de pays du tiers-monde ou en voie de développement. C’est particulièrement le cas des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Cette vision que nous avons à la CGT du rôle et de l’expérience inédite de Cuba, nous tenons à la saluer. Les rapports de franchise qui guident nos deux organisations syndicales depuis des décennies, nous ont parfois conduits à vous questionner face à certaines décisions prises par vos dirigeants. Mais jamais, nous n’avons mélangé notre voix avec les revanchards de la révolution.

Aussi, je vous confirme que c’est toujours dans le même état d’esprit que la CGT et ses organisations entendent maintenir et développer des coopérations syndicales étroites avec la CTC et ses militants.

En vous demandant de transmettre aux travailleurs cubains notre message d’amitié, de solidarité et de condoléances,

Très fraternellement

Philippe MARTINEZ
Secrétaire général de la CGT