Salariés sans papiers : la préfecture répond à la CGT


vendredi 24 novembre 2006

Michel Theuil, directeur de cabinet du préfet, a reçu mardi des représentants du syndicat CGT au sujet des salariés sans papiers d’OSP. Cette société de sécurité privée, aujourd’hui sur la voie d’une liquidation judiciaire, employait plusieurs personnes en situation irrégulière. Neuf d’entre elles ont porté l’affaire devant les prud’hommes de Bobigny, qui doivent se prononcer sur le fond le 15 décembre prochain.

Le directeur de cabinet du préfet s’est engagé auprès de la CGT à étudier les demandes de régularisation des sans-papiers et à donner une réponse dans les trois semaines. « Mais rien ne permet de préjuger des décisions qui seront prises », précisait-il hier. Il a également assuré qu’aucune mesure ne serait engagée à l’encontre des intéressés durant cette période.

Cet été, Souleymane Bagayoko, ancien employé d’OSP, a été expulsé vers le Mali en dépit de la mobilisation syndicale et politique. « Pour la première fois depuis des mois, nous assistons à une petite évolution positive dans l’attitude de la préfecture », estimait hier Thierry Dumez, secrétaire départemental de la CGT